NOUVELLES DATES PAS DE DEUX


Le 29 août 2008 à Dussendorf , international tanzmesse.


Le 19 septembre BIENNALE DU VAL DE MARNE à la Maison des Arts de Créteil


Le 13 et 14 novembre 2008 au théâtre de Clermont l'Hérault


Le 24 février 2009 au théâtre de Perpignan.




Processus de création de Pomme -33 en diaporama

RITA CIOFFI, CHOREGRAPHE CHARNELLE

« Pomme 33 », le nouvel opus de la compagnie Aurelia, éveille nos sens, nos désirs et nos fantasmes. Car, disons-le tout de suite, la danse de Rita Cioffi est charnelle. C'est une invitation au corps de l'autre, à l'envie. Mettant au centre de son propos l'influence d'internet sur nos relations humaines, elle explore les multiples facettes de l'homme. Tout d'abord, l'ado qui s'amusait, il n'y a pas si longtemps devant le miroir de sa chambre à singer des vedettes, se retrouve placé devant son ordinateur portable à "re"danser le "The Man I love" de Pina Bausch. Et puis, il y a l'homme qui égraine les annonces de rencontres ou toutes autres : "Jeune femme de 40 ans recherche adjoint à la culture pour être plus intelligente", "Jésus recherche sa croix". Tant de confidences qu'illustre le danseur par son corps. Le public en rit, s'en amuse. Et s'il en rit, c'est que le fond est vrai. Puis on glisse gentiment vers les fantasmes, avec l'envie de nouvelles expériences, par l'intermédiaire de la webcam. Et l'illustration qui en est faite par le biais de la vidéo à toute sa place. Comme si on ouvrait des dossiers, Claude Bardouil apparaît alors, le corps nu, la tête cachée. Il est lui, il est elle, il est nous. Il est l'avatar que chaque personne détient, le personnage virtuel d'internet. Il se décline, il est un et plusieurs. Son "Rester vivant" de Michel Houellebecq résonne à son personnage. Nos sommes alors dans la nébuleuse internet, où tout un chacun peut être autre, où moi je suis un. Et si je suis un, qui suis-je ? Rita Cioffi va nous répondre. Nous sommes tous une autre personne. Nous nous plaisons à changer d'identité, à nous travestir. Chaque être qui nous forme correspond à une attente, à l'attente de l'autre. "Je prends le pseudo de Super Salope, et pleins de contacts se manifestent", c'est Rita qui le dit, ou bien quelqu'un d'autre. Une sorte d'addiction s'est installée avec mes contacts qui ont pris vie sous mes yeux. Mais, la lumière se rallume, le public, composé en grande partie de jeunes gens, applaudit. Je suis totalement dévasté, éreinté et cette invitation au corps est présente. Pari réussi pour « Pomme 33 ». Et je reste abasourdi lorsque, à côté de moi, une jeune fille active son portable pour vite se connecter avec l'extérieur...
Laurent Bourbousson.(Théâtre de Tarascon)Novembre 2007

♥♥♥♥♥♥ « Pomme 33 » a été joué au Théâtre du Périscope de Nîmes les 16 et 17 novembre 2007.

POMME 33



Compagnie Aurelia/Rita Cioffi
Rita Cioffi-Claude Bardouil-Alessandro Bernardeschi-Aniol Busquets-David Lepolard
Lumières : Grégory Auzuech

10 NOVEMBRE 2007 à 20h45

Théâtre Na-Loba - 4bld Pasteur 11610 Pennautier
Réservations : 04 68 11 45 32 courriel : contact@theatrenaloba.com

16 et 17 NOVEMBRE 2007 à 20h30

Théâtre du Périscope - 6 rue de Bourgogne 30000 Nîmes
Réservations : 04 66 76 10 56 courriel : periscope@wanadoo.fr

23 NOVEMBRE 2007 à 20h45

Théâtre de Clermont – Allées Roger Salengro 34800 Clermont l’Hérault
Réservations : 04 67 96 31 63 courriel : theatredeclermont@wanadoo.fr

Photos de Presse

Lise OTT – Midi-Libre - 21 mars 2007

SUR SCENE RITA CIOFFI DANSE UN PAS DE DEUX MIS A NU

Rita Cioffi n’est pas de ces danseuses qui se cantonnent dans l’interprétation d’un seul rôle. Même si elle excelle, depuis quasiment vingt ans, à donner d’elle-même le meilleur. Qui l’a vue se mettre dans la peau des solos de Mathilde Monnier, deux pièces courtes de 8mn et 12 mn, et donner cette illusion d’être devenue une autre, sait de quoi elle est capable. Nerveuse, attentive, suffisamment modeste pour ne pas casser les rôles, dans l’un de ces accès d’autosatisfaction, dont la danse est souvent le vecteur. La raison de cela : un parcours d’excellence. Romaine d’origine, elle acquiert d’abord une solide formation en danse classique, s’y sent à l’étroit, se tourne du côté du théâtre et du cinéma – occasion rêvée d’apprendre le chant, la danse jazz et les claquettes, et de tourner les talons aux conventions. Un séjour ensuite aux Etats-Unis. Elle déboule en France aux débuts des années 80, se lance dans l’aventure de la jeune danse contemporaine. On s’étonne à peine de la voir sitôt mêlée aux formes les plus savantes : des reconstitutions de danse baroque aux visions si sensibles de Dominique Bagouet, en lutte contre le penchant spectaculaire de l’héritage romantique et classique. Jusqu’en 1992, date de la disparition du chorégraphe, elle est cet aiguillon aimanté par la profondeur des choses, regard en alerte, ne quittant jamais les premiers plans. Pas étonnant, quand elle enseigne ensuite, qu’on la retrouve en train d’animer des ateliers pour des personnes atteintes de pathologie lourde. Elle fonde en 1996 sa propre compagnie, AURELIA, après un passage remarqué aux Hivernales d’Avignon, avec un duo, Temps Multiples. C’est déjà une profession de foi. Ancrée dans son temps, elle ne souhaite pas pour autant s’enfermer dans aucune chapelle. Sa Danza della Tigre créée au Rockstore en 2003, flirte avec les univers du cinéma, cherche des issues hors norme et se révèle en quête de relations à l’autre. C’est plus qu’il n’en faut pour questionner la figure imposée du pas de deux, son héritage classique. En 2004, elle en offre la première version d’une interprétation personnelle, dans Shopping avec Claude Bardouil. Un an plus tard, la pièce qu’elle écrit avec lui, porte le simple titre de PAS DE DEUX. C’est celle qu’elle présente à St Jean de Védas. “Dans une danse entre un homme et une femme, confie-t-elle, il y a une qualité qui domine, comme dans toutes les techniques, du classique au flamenco, c’est celle de l’écoute.“ Les deux partenaires qui se connaissent bien,ont dû pourtant travailler longtemps l’improvisation avant d’acquérir une sorte de seconde nature. Mais c’est à ce prix que la recherche devient une quête spirituelle, même quand le rapport physique y tient une place essentielle. L’évidence de deux êtres, qui s’appuient l’un sur l’autre, tout en étant différents.

La compagnie

La compagnie aurélia, association loi 1901 fondée en juillet 1996, réunit des artistes provenant du monde de la danse, de la musique, des arts plastiques et de la vidéo. La production de spectacles en est l'activité principale, ainsi que toutes les actions qui peuvent promouvoir la danse ou développer sa pratique auprès d'un public le plus large possible.

Pas de deux en tournée

PAS DE DEUX

Diffusion

Festival Visu à Dieppe (18 Mars 2007)

Montpellier Danse (21 et 22 Mars 2007)

CDC Toulouse (30 mars 2007)

La Fonderie à Sète (21 et 22 Avril 2007)

Festival Uzès Danse (20 Juin 2007)

Printemps de la danse en Charente (29 juin 2007)

Théâtre de la Mauvaise tête à Marvejols (14 décembre 2007)

Festival Faits d'hiver à Paris (29 et 30 janvier 2008)

Festival International de Vancouver (13-14-15 Mars 2008)

Maison du Peuple à Millau (22 et 23 Mai 2008)

Pomme 33

Création

POMME 33

avec Alessandro Bernardeschi, Claude Bardouil, Aniol Busquet y Yulia, Rita Cioffi, David le Polar. lumiéres:Gregory Auzuech

Les premières répétitions ont eu lieu en Août 2007 au Centre Chorégraphique National de Montpellier,
suivi d’une résidence sur deux lieux au Théâtre du Périscope à Nîmes et au Théâtre Naloba à Pennautier.

DIFFUSION

Théâtre Na Loba à Pennautier le samedi 10 novembre 2007

Théâtre du Périscope à Nîmes les 16 et 17 novembre 2007

Théâtre de Clermont-l’Hérault les 22 et 23 novembre 2007

Cours au CCN Montpellier

rita cioffi enseigne au CCN de Montpellier du 3 au 14 décembre 2007
au CDC de Toulouse du 18 au 29 février 2008

Pas de Deux

Shopping

Massacre du Printemps

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Anamorphose

Contacts

Sylvie Thouzellier par téléphone au :

+33 (0)4 67 06 52 44

+33 (0)6 13 56 17 84

Par courrier :

compagnie aurelia 154, rue courte oreille 34000 montpellier

Par e-m@il :

compagnieaurelia@free.fr

revue OFFSHORE- Septembre 2005

RITA CIOFFI

en dehors des apparences

De Rita, on pourrait dire « c’est une danseuse magnifique » , la « Cioffi » mais on resterait largement sur sa faim. Ce mot magnifique repris et répété par Claude Bardouil est emblématique d’un des derniers spectacle de Rita « massacre du printemps »,   il nous saute à la figure dans un premier temps comme une apparence pour finalement nous emmener progressivement vers un univers plus complexe, plus étrange moins lisse et moins correct . Ce mot rebondit dans le spectacle apportant tout son humour et sa dérision.Car Rita au -delà des apparences n’est pas  «  juste une danseuse magnifique » ,  ce qualificatif est largement insuffisant , ce serait mal la connaître et pour moi je dirai que c’est une magnifique « engagée ». J’ai vu toutes les créations chorégraphiques de Rita, ce qui me donne une chance unique de la comprendre à travers les différents visages qui se dévoilent dans ces pièces . À la fois rigoureuse et singulière, Rita trace un espace dans le paysage chorégraphique tout à fait atypique. Cheminant de manière quasi solitaire dans ses choix, elle s’associe par la suite à des artistes hors du champ de la danse, fonçant droit devant là ou ses questions la mènent. Des questions qui sont d’abord les questions du réel, d’une société en marche, un réel qu’elle incarne de manière épidermique et qui nous transporte dans le monde « d’Accatone » celui de l’Italie populaire, des faubourgs,  misère et splendeur des rues de Rome. Et c’est cela qui émeut, cette résonance de la cité, cette préoccupation de l’engagement et d’un discours critique sur la société d’aujourd’hui. C’est bien une société d’apparences et de faux-semblants qu’elle démonte sans pour autant tomber dans les artifices de la dénonciation sommaire. Si elle recourt parfois à un vocabulaire du beau et de l’esthétique, c’est pour mieux en faire émerger les limites. Son matériau est le réel, et son langage pluriel au-delà d’un style chorégraphique qu’elle maîtrise avec force , se dégage une matière à penser , reflet d’un monde que l’on ne veux pas regarder, pas voir. Rita tente de nous ouvrir les yeux, pour nous confondre avec les contradictions d’un monde contemporain Professionnellement, nous nous sommes souvent croisées à travers des stages, des discussions et des échanges sur nos travaux respectifs mais une autre forme de rencontre s’est produite autour de la reprise de mon solo «  8 mn ». Rencontre qui pourrait se traduire par un seul mot ; du pur plaisir. Où finalement la question du plaisir se résume à peu de choses et à une situation simple ; se retrouver dans un studio pour soutenir une proposition dansé dans la confiance réciproque et le travail. Rita Cioffi s’est prêtée à ce jeu avec beaucoup de simplicité et d’intelligence, sans souci de l’apparence mais avec la conviction que la danse est toujours un lieu de la transmission et du partage.

Mathilde Monnier