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dimanche, novembre 26 2006

Deux

peep-show cuve

1997

chorégraphie et interprétation : Rita Cioffi et Stéphane Mougené lumière : le spectateur production : Aurélia petite pièce pour le festival off de Montpellier

"Dans des cuves à vin, des danseurs attendent. Le spectateur glisse la tête dans une lucarne, lache dix francs dans la coupelle, et les danseurs dansent pour lui seul. Géniale installation par quoi saute aux yeux ce qu'est tout art du spectacle: d'abord de la prostitution. On y va, on paye, pour jouir du corps des autres. Ce couple aussi vous tend une torche, libre à vous d'éclairer qui ou ce que vous voulez, leur visage par exemple, pour les éblouir et les perturber. Dans cette gestion de caméraman, vous ressentez vraiment, charnellement, l'adage selon quoi le travelling est affaire de morale, et c'est peu de dire que chaque mouvement de la torche vous fait honte."

stéphane bouquet



les cahiers du cinéma n° 516

Temps multiples

(duo)

1996

chorégraphie : rita cioffi musique : luca spagnoletti décor : karen thomas interprètes : rita cioffi et stéphane mougené durée : 16' production : Aurélia

Création festival off de Montpellier Cette pièce a été sélectionnée pour les Itinéraires Danses en Languedoc-Roussillon (ARAM-LR), Les nuits de la danse à Istres , Le festival de la Nouvelle Danse d'Uzès.

" Elle réfléchit. Il y a quelqu'un qui la retient mais qui est là, la pousse. Qu'est-ce que c'est qui l'attend? Elle attend. Vaut-il mieux continuer ou tout de suite s'écraser ? Elle danse. Il attend. Ils dansent. Ils attendent."

___ christine angot




"Une attente? Une amitié? Un soutien réciproque? En fait, on n'est guère tenté de rechercher de la signification dans la pièce "Temps multiples", préférant constater à quel point cette danse fait du bien. Sur fonds de sons urbains, Rita Cioffi s'engage, farouche, avec une danse dans les articulations, les cassures, assez ramassée mais avec des bonds, plutot butée et pugnace, sur des virages qui sont aussi des sinuositées d' âme. Assez curieusement - et c'est un beau signe du temps - la masculine présence du danseur Stéphane Mougené a quelque chose de plus léger et doux, en contrepoint. Tous deux restent éloignés, puis se rapprochent, s'accomodent, et même dans des vivacités de contact, tout reste pudique et complice. Danse sobre, ouverte, essentielle ; sans fioriture, grandiloquence, ni effets. Avec profondeur et relief ; simple, au sens très plein du terme. Dense danse."

gérard mayen (midi libre)

Le temps à peine d'une rose

(solo) 1995

chorégraphie / interprètation : rita cioffi musique : I AM production : aurélia

Cette chanson comme une diatribe anti-raciste, "Où sont les roses" du groupe de rap marseillais IAM, est bien le ciment de la création. Rita Cioffi y plaque une prestation athlétique à l'extrème, agressive comme la colère qui la nourrit . N'empruntant rien ou très peu à la gestuelle hip-hop, la danseuse arpente l'espace entre violence du tempo et poésie des mots.

___ midi libre