ritacioffi.com

-

lundi, mars 25 2013

nous autres?

nous autres?

mercredi, février 17 2010

UN JOLI PAPIER SUR PASSENGERS


Retrouvez le sur le blog "danse à Montpellier"

jeudi, octobre 30 2008

Rita Cioffi dans "ELLE"...


Article pdf pour impression là .... {////O\\\\}

Nous soutenons la guilde des opticiens; en ne vous privant pas de la lecture dudit papier juste là ci-dessous :

lundi, janvier 28 2008

RITA CIOFFI, CHOREGRAPHE CHARNELLE

« Pomme 33 », le nouvel opus de la compagnie Aurelia, éveille nos sens, nos désirs et nos fantasmes. Car, disons-le tout de suite, la danse de Rita Cioffi est charnelle. C'est une invitation au corps de l'autre, à l'envie. Mettant au centre de son propos l'influence d'internet sur nos relations humaines, elle explore les multiples facettes de l'homme. Tout d'abord, l'ado qui s'amusait, il n'y a pas si longtemps devant le miroir de sa chambre à singer des vedettes, se retrouve placé devant son ordinateur portable à "re"danser le "The Man I love" de Pina Bausch. Et puis, il y a l'homme qui égraine les annonces de rencontres ou toutes autres : "Jeune femme de 40 ans recherche adjoint à la culture pour être plus intelligente", "Jésus recherche sa croix". Tant de confidences qu'illustre le danseur par son corps. Le public en rit, s'en amuse. Et s'il en rit, c'est que le fond est vrai. Puis on glisse gentiment vers les fantasmes, avec l'envie de nouvelles expériences, par l'intermédiaire de la webcam. Et l'illustration qui en est faite par le biais de la vidéo à toute sa place. Comme si on ouvrait des dossiers, Claude Bardouil apparaît alors, le corps nu, la tête cachée. Il est lui, il est elle, il est nous. Il est l'avatar que chaque personne détient, le personnage virtuel d'internet. Il se décline, il est un et plusieurs. Son "Rester vivant" de Michel Houellebecq résonne à son personnage. Nos sommes alors dans la nébuleuse internet, où tout un chacun peut être autre, où moi je suis un. Et si je suis un, qui suis-je ? Rita Cioffi va nous répondre. Nous sommes tous une autre personne. Nous nous plaisons à changer d'identité, à nous travestir. Chaque être qui nous forme correspond à une attente, à l'attente de l'autre. "Je prends le pseudo de Super Salope, et pleins de contacts se manifestent", c'est Rita qui le dit, ou bien quelqu'un d'autre. Une sorte d'addiction s'est installée avec mes contacts qui ont pris vie sous mes yeux. Mais, la lumière se rallume, le public, composé en grande partie de jeunes gens, applaudit. Je suis totalement dévasté, éreinté et cette invitation au corps est présente. Pari réussi pour « Pomme 33 ». Et je reste abasourdi lorsque, à côté de moi, une jeune fille active son portable pour vite se connecter avec l'extérieur...
Laurent Bourbousson.(Théâtre de Tarascon)Novembre 2007

♥♥♥♥♥♥ « Pomme 33 » a été joué au Théâtre du Périscope de Nîmes les 16 et 17 novembre 2007.

mercredi, mars 28 2007

Lise OTT – Midi-Libre - 21 mars 2007

SUR SCENE RITA CIOFFI DANSE UN PAS DE DEUX MIS A NU

Rita Cioffi n’est pas de ces danseuses qui se cantonnent dans l’interprétation d’un seul rôle. Même si elle excelle, depuis quasiment vingt ans, à donner d’elle-même le meilleur. Qui l’a vue se mettre dans la peau des solos de Mathilde Monnier, deux pièces courtes de 8mn et 12 mn, et donner cette illusion d’être devenue une autre, sait de quoi elle est capable. Nerveuse, attentive, suffisamment modeste pour ne pas casser les rôles, dans l’un de ces accès d’autosatisfaction, dont la danse est souvent le vecteur. La raison de cela : un parcours d’excellence. Romaine d’origine, elle acquiert d’abord une solide formation en danse classique, s’y sent à l’étroit, se tourne du côté du théâtre et du cinéma – occasion rêvée d’apprendre le chant, la danse jazz et les claquettes, et de tourner les talons aux conventions. Un séjour ensuite aux Etats-Unis. Elle déboule en France aux débuts des années 80, se lance dans l’aventure de la jeune danse contemporaine. On s’étonne à peine de la voir sitôt mêlée aux formes les plus savantes : des reconstitutions de danse baroque aux visions si sensibles de Dominique Bagouet, en lutte contre le penchant spectaculaire de l’héritage romantique et classique. Jusqu’en 1992, date de la disparition du chorégraphe, elle est cet aiguillon aimanté par la profondeur des choses, regard en alerte, ne quittant jamais les premiers plans. Pas étonnant, quand elle enseigne ensuite, qu’on la retrouve en train d’animer des ateliers pour des personnes atteintes de pathologie lourde. Elle fonde en 1996 sa propre compagnie, AURELIA, après un passage remarqué aux Hivernales d’Avignon, avec un duo, Temps Multiples. C’est déjà une profession de foi. Ancrée dans son temps, elle ne souhaite pas pour autant s’enfermer dans aucune chapelle. Sa Danza della Tigre créée au Rockstore en 2003, flirte avec les univers du cinéma, cherche des issues hors norme et se révèle en quête de relations à l’autre. C’est plus qu’il n’en faut pour questionner la figure imposée du pas de deux, son héritage classique. En 2004, elle en offre la première version d’une interprétation personnelle, dans Shopping avec Claude Bardouil. Un an plus tard, la pièce qu’elle écrit avec lui, porte le simple titre de PAS DE DEUX. C’est celle qu’elle présente à St Jean de Védas. “Dans une danse entre un homme et une femme, confie-t-elle, il y a une qualité qui domine, comme dans toutes les techniques, du classique au flamenco, c’est celle de l’écoute.“ Les deux partenaires qui se connaissent bien,ont dû pourtant travailler longtemps l’improvisation avant d’acquérir une sorte de seconde nature. Mais c’est à ce prix que la recherche devient une quête spirituelle, même quand le rapport physique y tient une place essentielle. L’évidence de deux êtres, qui s’appuient l’un sur l’autre, tout en étant différents.